L’heure d’été – Prune Antoine

Il n’y eut pas de demi-saison, ni de demi-mesures. L’été arriva brutalement, la ville s’ouvrit comme une fleur.

L'heure d'été.jpgL’heure d’été, Prune Antoine
Editions Anne Carrière, 2019

Présentation éditeur :

Après avoir rencontré Mir, un photographe indépendant, lors d’un reportage à Kiev, Violette décide de quitter Paris pour le rejoindre et s’installer à Berlin.

Violette et Mir, qui n’ont qu’un mot à la bouche : « Liberté ! », vont se chercher, se trouver, se perdre jusqu’à vivre une véritable histoire d’amour. « Pas d’attaches, pas de sentiment », semble être leur mantra. Mais avec l’âge, les questions existentielles se décalent…

L’Heure d’été est le portrait d’une ville en ébullition, Berlin; c’est un concentré de joies, de doutes, d’espoirs et de désespoirs d’une génération – les Xennials, ceux nés entre 1977 et 1983 ; c’est aussi une chronique acide et lucide des multiples crises qui touchent l’Europe (crise des réfugiés, crise économique, crise des populismes…), à travers une piquante galerie de personnages secondaires.

***

Violette a rencontré Mir, photographe berlinois, lors d’un reportage à Kiev. Sur un coup de tête, elle quitte alors Paris pour s’installer dans la capitale allemande. Commence alors un jeu du chat et de la souris entre eux deux. A l’image d’une Berlin en pleine transition, ils se cherchent, se trouvent, se perdent. Le maître-mot de leur relation est la Liberté avant tout. Mais jusqu’à ce que cette liberté empêche leurs sentiments de s’exprimer concrètement et entièrement. Jusqu’à ce que les frustrations entrent dans leur vie.

Les Français jugent comme ils respirent. Ca marche pas ici. Berlin, c’est la liberté et la tolérance.

La couverture m’avait tapé dans l’oeil (Manon Bucciarelli a beaucoup de talents, souvenez-vous de la couverture d’Une Folie Passagère), le pitch de départ avait également tout pour me plaire. Je suis de cette génération Xenniale aussi. Celle qui est toujours entre deux eaux.

Choisir c’était renoncer. La multiplicité des options était la croix de sa génération.

Mais dès les premières pages, j’ai senti que cette lecture ne se passerait pas comme escompté. Aussi j’ai hésité longtemps, très longtemps, avant de rédiger cet avis. Je me demande toujours s’il est utile de partager mes déceptions, je crois que c’est malgré tout enrichissant. Alors, je me lance et je vous explique rapidement mon ressenti sur lHeure d’été.

Tout d’abord, c’est incontestablement le style de l’écriture qui ne m’a pas touchée. Je n’ai pas du tout accroché à la plume de Prune Antoine. Trop feel good, pas assez fluide pour moi. Trop enjoué, trop tout ou pas assez. Ce n’est pas évident à expliquer. Mais le style a vraiment formé une barrière hermétique et infranchissable entre l’histoire et la lectrice que je suis. Je suis restée lointaine spectatrice. Dès lors, je n’ai donc pas pu m’identifier à Violette. Je ne l’ai pas trouvée attachante. Je n’ai pas su compatir aux situations dans lesquelles elle se trouvait, et pourtant j’aurais tellement voulu…

Tomber amoureux de quelqu’un, c’est le trouver génial à chaque minute (grâce au kick hormonal des trois premières années). L’aimer, c’est le supporter après, quand il l’est moins (ou pas souvent)

Ensuite, c’est l’introduction à chaque début de partie de nombreux et nouveaux personnages secondaires qui m’a perdue. Si cela fait partie des passages que j’ai pourtant trouvés agréables à lire, ces personnages n’ont finalement, à mes yeux, pas trouvé d’intérêt pour la suite de l’histoire. C’est pour moi vraiment dommage de ne pas avoir plus exploité ces personnages, ils auraient pu tant apporter au récit, le rendre plus riche, plus creusé, plus étoffé.

Quel dommage ! Tout cela a rendu ma lecture longue, et lassante, alors que le sujet et l’histoire avaient tout pour me séduire. Malgré tout, je sais que ce livre a eu de nombreuses belles critiques, il pourra vous plaire ! Je pars toujours du principe que la littérature est subjective. Que l’appréciation d’un livre dépend beaucoup du moment où on le lit. Et surtout qu’un livre qui fait l’unanimité, cela n’existe pas !

En résumé, l’Heure d’été a été pour moi une lecture longue et laborieuse, mais qui partait pourtant avec de belles promesses. Un rendez-vous que je considère manqué entre Prune Antoine et moi. Je suis restée à l’heure d’hiver.

***

 Je suis assez frustrée quand je passe à côté d’un livre et j’aime beaucoup échangé avec des personnes qui ont des avis contraires au mien, c’est tellement enrichissant. Alors si vous l’avez aimé, dites-moi ce que vous avez aimé surtout !

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