D’une mort lente – Emelie Schepp

Mais la peur a parfois un effet singulier. Même devant une mort certaine, sans alternative, certains ne peuvent tout simplement pas riposter.

d'une mort lente.JPGD’une mort lente, Emelie Schepp
Harper Collins Noir, 2019
Traduction du suédois: Rémi Cassaigne

Présentation éditeur :

LE PHÉNOMÈNE DU THRILLER NORDIQUE

Une enquête de Jana Berzelius

Plusieurs personnes sont retrouvées mortes à leur domicile, leurs corps comme des poupées incomplètes, mutilés avec une précision chirurgicale. Il n’y a aucun lien apparent entre les victimes.

Des nuits blanches attendent la police de Norrköping et la procureure Jana Berzelius…

Mais cette dernière a d’autres cauchemars que le tueur au scalpel. Un homme qui la connaît depuis l’enfance. Un homme qui pourrait révéler à tous que Jana a été élevée et entraînée pour tuer. Cet homme est sa véritable menace. Et il vient juste de s’échapper.

Avec son héroïne aussi brutale qu’insaisissable, Emelie Schepp poursuit brillamment la série à l’origine de son succès.

Lorsqu’en 2013, EMELIE SCHEPP franchit les portes d’une librairie pour proposer Marquée à vie, son premier roman autoédité, elle ne se doute pas du succès éblouissant qui l’attend. Un éditeur traditionnel, 29 traductions, et près d’un million de ventes plus tard, cette Suédoise, née à Motala fait désormais figure de phénomène. Elle a été élue auteur de l’année au festival de Gotland en 2016, 2017 et 2018.

« Diablement composé. »
LePoint.fr

***

Merci aux éditions Harper Collins et au site Bepolar pour cet envoi.
Ma première lecture en tant que membre du Club Sang

***

Des victimes à qui on coupe les mains, ou la langue. Telles des poupées de chiffon. Un infirmier urgentiste accro aux médicaments.  Des flics suédois qui mènent l’enquête. Et Jana Berzelius, la procureure qui vient de voir resurgir dans sa vie un homme qu’elle aurait préféré ne jamais revoir.

Certes, c’était là un écart, mais malgré tout un début. Et je me réjouissais de la suite.
Comme un enfant.

Dans ce roman, qui est le troisième tome des enquêtes de Jana Berzelius mais qui peut se lire indépendamment des autres, tout semble réuni pour un bon thriller à la scandinave. J’aime tellement la littérature nordique, j’avais placé la barre assez haut.

Et effectivement, si j’ai beaucoup aimé relire un polar à la suédoise, j’aurai voulu sentir monter la tension, réussir à trembler pour la prochaine victime. Mais ici, ça n’a pas été le cas. Les évènements s’enchaînent, il se passe des choses, mais il m’a manqué cette ambiance sombre et pesante, et lente que j’aime dans la littérature nordique.

La pièce était jaune. Lino, murs, grille de ventilation. Puis une table et deux chaises, un tableau représentant un ciel bleu au-dessus d’une vallée. Une pièce sans personnalité.
Une pièce pour la mort.

Les chapitres sont courts, il y a du rythme. Les personnages sont bien creusés. Certains sont agaçants, d’autres un peu plus attachants. L’intrigue est bien menée, mais Jana Berzelius n’est pas assez présente ! Les victimes, l’équipe de police et le personnel hospitalier prennent une très grande place au sein de l’intrigue, au dépens de Jana qui parait assez transparente malgré ce qui lui arrive.

En bref, D’une mort lente est un polar qui se lit bien. Les pages se tournent rapidement. Globalement une bonne lecture que j’ai plutôt appréciée mais pour laquelle je regrette l’absence d’ambiance que j’aime tellement d’ordinaire dans les thrillers nordiques. Dommage !

 

3 commentaires sur « D’une mort lente – Emelie Schepp »

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