Jeu de massacres, James Patterson et Howard Roughan

C’était le bulletin d’informations de 17 heures. Sur une moitié de l’écran, le présentateur évoquait « une série de meurtres en lien avec des cartes à jouer, oeuvre, selon toute vraisemblance, d’un même et unique assassin surnommé « Le Dealer ».

jeu de massacres

Jeu de massacres, James Patterson et Howard Roughan
Editions de l’Archipel, 2019

Présentation éditeur :

UN MEURTRIER…

Le professeur Dylan Reinhart est l’auteur d’un ouvrage de référence sur les « comportements déviants ». Lorsque Elizabeth Needham, du NYPD, en reçoit un exemplaire accompagné d’une carte à jouer tachée de sang, tout porte à croire qu’un tueur s’intéresse à l’éminent docteur en psychologie…

DEUX ENQUÊTEURS…

Mais il apparaît vite que ce sang est celui d’un homme retrouvé poignardé à son domicile. Quant à la carte, un roi de trèfle, elle prend tout son sens lorsque Needham et Reinhart comprennent qu’elle désigne la deuxième victime d’un tueur que les journaux surnomment déjà le « Dealer ». Ces cartes ne sont donc pas une signature, mais les indices d’un jeu de piste dont Manhattan est le décor…

… ET 52 CARTES

Deux de cœur, neuf de carreau, valet de pique… Une à une, les cartes s’abattent. Et les victimes tombent. Une partie s’engage, qu’il faudra jouer jusqu’au bout. Jusqu’au moment où le Dealer perdra la main… à moins qu’il ait gardé un atout dans sa manche ?

***
Merci à Mylène des éditions de l’Archipel pour sa confiance renouvelée.

***

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu James Patterson. A une époque, j’avais enchaîné ses livres mais j’avais fini par décrocher avec la série des Michael Bennett, qui n’est pas du tout mon genre.

Dans ce nouvel opus, écrit à quatre mains avec Howard Roughan, nous sommes à New York. Dylan Reinhart est professeur à l’université où il assure un cours d’introduction aux psychopathies, et il est aussi l’auteur d’un ouvrage sur les comportements déviants. Il est en pleine démonstration quand Elizabeth Needham du NYPD débarque dans l’amphithéâtre. Elle a reçu un exemplaire du livre de Dylan, accompagné d’une carte à jouer maculée de sang. Le sang est celui d’un homme retrouvé poignardé.

Ce dingue joue avec nous aux devinettes. A nous de chercher qui sera sa prochaine victime. Pourquoi vous désignerait-il nommément comme cible ?

Dès le prologue, on entre dans le vif du sujet, puisque c’est le tueur, qui se fait appeler le Dealer qui s’adresse à nous. Il nous parle des différentes façons de tuer, et du plaisir et de la satisfaction qu’il en retire. On comprend alors qu’il est organisé et qu’il ne laisse rien au hasard.

Les vrais serial killers, ceux dont les gens se souviennent, ont toujours l’intelligence de s’inventer un alias, une espèce de nom d’artiste qui leur va comme un gant. Sinon quel intérêt ? Les psys vous diront que les types dans mon genre sont avant tout des narcissiques. S’ils sous-entendent par là qu’on est fiers de notre savoir-faire et qu’on apporte un soin méticuleux à chacune de nos prestations, je réponds qu’il y a pire insulte.

Le Dealer est le maître du jeu. Tel un croupier, c’est lui qui distribue les cartes. Les cartes d’un jeu macabre. En effet, les cartes qu’il dépose sur les lieux du crime ont une signification et sont un indice sur la prochaine victime. Sur cette enquête, Dylan devient vite l’associé d’Elizabeth. Ils mettent leurs connaissances et leurs expériences en commun, pour arrêter au plus vite le tueur.

Avec ce thriller, nous entrons dans le New York de la politique et des médias, mais surtout de la corruption. Qui influence qui ? Quels sont les arrangements de cette société ? Qui décide des informations à transmettre aux médias ? Et finalement qui est le maître de New York ?

Plus personne à New York ne pouvait ignorer l’existence du Dealer. L’affaire allait mobiliser tout ce que la ville comptait d’insignes, y compris du FBI, si jamais le nombre de victimes continuait à croître. Et cela, monsieur le Maire entendait l’éviter à tout prix.

Dans Jeu de massacres, il n’y aucun temps mort. On ne s’ennuie pas un seul instant. Les chapitres s’enchaînent  à une vitesse folle. C’est dynamique. Le style est fluide. L’intrigue est bien ficelée. Et le suspense est au rendez-vous, le Dealer a toujours une longueur d’avance. J’ai tourné la dernière page sans m’en rendre compte. Mission accomplie pour James Patterson, j’ai passé un excellent moment.

En bref, Jeu de massacres est un bon cru ! Il m’a réconciliée avec James Patterson. Ce thriller a été une lecture extrêmement divertissante. Un bon page-turner, mais qui malgré tout qui ne me marquera pas longtemps.

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2 commentaires sur « Jeu de massacres, James Patterson et Howard Roughan »

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