Ma fille – Jane Shemilt

On imagine que les lieux et les gens auxquels on pense seront toujours là. Mais rien ne dure. Ni les lieux, ni les gens, ni l’amour, ni les enfants qui partent. Seul demeure le manque.

M fille

Ma fille, Jane Shemilt, Cherche-Midi, 2016 – Pocket, 2017

Résumé éditeur :

Que savons-nous vraiment de nos enfants ? Jenny est médecin, mariée à un neurochirurgien célèbre. Ensemble, ils ont élevé trois superbes enfants. Un soir, la plus jeune, Naomi, 15 ans, ne rentre pas à la maison. Les recherches lancées à travers tout le pays restent vaines. L’adolescente a disparu. La famille est brisée. Plus d’un an a passé et les pires scénarios envisagés ? enlèvement, assassinat ? semblent de moins en moins plausibles. L’enquête s’essouffle… Cependant, Jenny, désespérée et obsessionnelle, n’a pas renoncé. Elle continue à chercher. Elle sent qu’elle ne retrouvera pas sa fille si elle ne sait pas tout de sa vie. Mais faut-il vraiment vouloir tout savoir de ceux qui nous sont le plus proche ? Car les vérités qu’elle va découvrir sont loin d’être celles auxquelles elle s’attendait. » La disparition d’un enfant est le cauchemar de toute mère. Mais dans ce livre, ce qui passe en premier lieu pour un enlèvement se révèle être quelque chose de beaucoup plus complexe et déroutant. Jane Shemilt a construit avec brio un thriller si intense qu’on ne peut le lâcher.  » Tess Gerritsen

***

Ma fille, c’est l’histoire de Jenny. Un soir, sa fille Naomi ne rentre pas à la maison. Dès lors, elle va se poser mille questions, tenter de comprendre ce qui est arrivé à sa fille, les raisons de cette disparition. Leur famille est anéantie. Cet évènement va aussi être le déclencheur d’une envie d’autre chose, de s’éloigner. Jenny quitte le domicile familial pour s’installer dans un cottage dont elle a hérité. Cet éloignement sera aussi l’occasion pour Jenny de faire le point sur sa famille, sur son couple. Et peut-être de se rendre compte que tout n’allait pas bien. Depuis longtemps. Loin de sa vie d’avant, Jenny ne renonce, et continue de chercher des indices pour retrouver Naomi.

Je cherche une page blanche où j’écris le nom de ma fille et, en dessous, j’esquisse deux chaussures à talons couchés sur le côté, leurs longues lanières emmêlées.
Naomi.

Les chapitres alternent entre la nouvelle vie de Jenny et les jours/semaines/mois qui ont suivi la disparition de Naomi. C’est assez perturbant au départ, puis on s’habitue et surtout on comprend les raisons de ces flash-back. Jenny a besoin de chercher où est la faille. Et de se chercher elle-même. De prendre ses distances. La solitude et l’éloignement lui font admettre que sa famille est tout sauf unie. Que les liens se sont déconstruits au fil des années.

Si on m’avait posé la question, j’aurais affirmé qu’elle était heureuse, que Ted et moi étions heureux ensemble. Que nous étions tous on ne peut plus heureux.

Le rythme du roman est parfois lent, et parfois au contraire, tout va très vite. Trop vite. J’ai fait de nombreuses pause durant cette lecture. Je n’ai pas trouvé les personnages attachants, je ne suis pas parvenue à les cerner, ni à éprouver de l’empathie. Le père ne cherche pas plus que ça à retrouver Naomi, il retourne bien vite travailler comme à son habitude. Jenny part sur des pistes qui ne tiennent pas la route, mais elle s’accroche malgré tout. Quant aux frères de Naomi, ils brillent par leur absence…

Ces quelques jours passèrent vite. Des jours ordinaires.
Mais l’étaient-ils ? C’était l’impression que j’avais à l’époque. Dans mes souvenirs, ce sont des jours gris-bleu routiniers, avec leurs petits aléas. Ordinaires, même si c’étaient les derniers de notre vie de famille ; ordinaires, même s’il devait s’avérer que presque tout le monde mentait.

Le récit manque énormément d’émotions malgré l’ambiance sombre qui règne du début à la fin. Je n’ai pas réussi à entrer pleinement dans l’intrigue. A mon sens, cela manquait de moments palpitants et de suspense.

Quant à la fin, elle est certes surprenante, je ne m’y attendais pas, mais pour autant cela ne m’a pas fait pensé que j’avais bien fait d’aller au bout de cette histoire. Avec le speech de départ, je pensais retenir mon souffle jusqu’au dénouement. Cela n’a pas été le cas.

En bref, Ma fille n’est pas un livre dont je me souviendrais longtemps. Une déception, j’en attendais autre chose ! J’ai flotté au dessus de cette lecture, sans jamais en fendre la surface.

Le visage de Naomi flotte dans l’espace gris devant moi, ses joues dans l’ombre, comme si elle se trouvait dans une boîte.

 

 

 

 

2 commentaires sur « Ma fille – Jane Shemilt »

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