Nuit sans fin, Preston and Child

Si les trois victimes ont subi des sorts différents, toutes ont été décapitées. de toutes les formes de punition, la décapitation est la plus ancienne et la plus absolue. le bourreau qui coupe la tête de ses victimes les frappe avec l’épée de la vertu. Il agite la faux de la colère divine en menant à la perdition l’âme de ses proies.

Pendergast

Nuit sans fin, Preston & Child, L’Archipel, 2018

Résumé éditeur :

À FORCE DE TROUVER DES CADAVRES SANS TÊTE… 
Quel point commun entre la fille d’un milliardaire, un ancien avocat véreux, un oligarque russe… ?
Tous ont été assassinés à New York, la cité des ténèbres, la ville de la nuit sans fin.
Tous ont été décapités et leur tête a disparu, comme si l’assassin était une sorte de collectionneur morbide…
… PENDERGAST POURRAIT BIEN Y PERDRE LA SIENNE ! 
Selon quels critères le criminel choisit-il ses victimes ? Vincent d’Agosta, du NYPD, et l’agent spécial Pendergast, du FBI, sont sur les dents. D’autant que ce dernier pourrait bien être la prochaine cible du tueur.
Une enquête constellée de fausses pistes où intelligence et sens de la déduction seront des atouts capitaux !
« Tout comme dans Relic, leur première aventure, d’Agosta et Pendergast sont sur les traces d’un criminel diabolique. Un opus très réussi ! »
Suspense Magazine

***

J’avais souvent vu passer le nom d’Aloysius Pendergast, mais je ne m’étais jamais demandé qui il pouvait être, ni qui étaient ses auteurs Douglas Preston et Lincoln Child. Mieux vaut tard que jamais ! Nuit sans fin est la dix-septième enquête de l’inspecteur Aloysius Pendergast, le temps pour moi de découvrir enfin ce qui se cache derrière cette série. Merci à Mylène de l’Archipel pour cet envoi.

Des crimes, tous plus atroces les uns que les autres, des victimes décapitées et sans lien entre elles… Voilà qui sonne le retour de la collaboration entre Pendergast et D’Agosta. Y-a-il un ou plusieurs tueurs ? Quel est ou quels en sont les mobiles ?

 

[…] personne n’est à l’abri de sa vengeance. New York est plongée dans une nuit sans fin…

Le rythme du roman est haletant. Aucun temps mort dans ce roman : on n’a pas le temps de souffler, on vit avec les deux enquêteurs, nous aussi on veut savoir ! Les auteurs multiplient les points de vue et nous promènent de mauvaises pistes en mauvaises pistes. On suppose, on pense savoir, on est presque sûr. Mais on se trompe, tout est flou, rien n’est clair. Aucun indice, pourtant tous importants, ne nous met sur la bonne piste. On essaye de remettre les pièces du puzzle dans l’ordre, mais Preston & Child ont plus d’un tour dans leur sac ! La fin est surprenante : la tension au plus haut, le final plein de suspense. Je ne m’y attendais absolument pas ! Je me suis fait avoir comme une bleue ! (je suis effectivement une bleue en ce qui concerne cette série, rappelez vous.)

Il aurait aimé se sentir sûr de lui en  pareille circonstance, d’autant que l’augmentation du nombre de blogueurs et de commentateurs en ligne venait nourrir la foule de ceux qui assistaient à ces conférences de presse. Plus celles-ci attiraient de monde, plus elles relevaient de la foire d’empoigne.La majorité des personnes présentes étaient de véritables trous du cul, surtout parmi les représentants des réseaux sociaux aux questions desquels D’Agosta allait devoir répondre avec une assurance qu’il  ne possédait pas.
Mais plus que tout, j’ai vraiment aimé le personnage de Pendergast, sa manière d’enquêter, ses petites habitudes et manies, sa vie très à l’écart et pour le moins originale pour un inspecteur du FBI. Un personnage très mystérieux, discret, qui ne parle jamais pour ne rien dire. Un personnage intrigant et extrêmement fascinant. Une belle rencontre, je lirai sans aucun doute d’autres opus de la série. (Et j’ai surtout très envie de faire la connaissance de Constance plus longuement)
L’inspecteur, sans répondre, étudiait un minuscule carré de ciment sale avec la perplexité d’un conservateur de musée face au sourire de La Joconde. Il s’approcha du corps en sortant une pince à épiler. Le visage à quelques centimètres du cou sectionné de la victime, l’œil collé à la loupe, il plongea les extrémités de la pince dans la plaie, dont il tira un tube élastique qui devait être une veine.
Nuit sans fin est de ces romans policiers dont on aimerait qu’ils durent tant on est entraîné dans l’enquête. Et ne rien voir venir à la fin, c’est jouissif ! Un bon polar de qualité !
Nuit sans fin

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