La servante écarlate, Margaret Atwood

Ma présence ici est illégale. Il nous est interdit de nous trouver en tête-à-tête avec les Commandants. Notre fonction est la reproduction ; nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune attitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants.

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La servante écarlate, Margaret Atwood, Pavillons Poche – Robert Laffont, 2017 pour cette édition limitée.

Résumé éditeur :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

***

Comment passer à côté de ce livre ces derniers temps ? On le voit partout, en librairie, sur les réseaux sociaux… Et quand on ne parle pas du livre, il s’agit de la série. Pour ma part, j’ai hésité un peu,  la science-fiction n’est pas vraiment pour mon genre de prédilection. Mais je ne suis pas non plus hermétique, alors quand j’ai vu cette belle édition édition en librairie, j’ai craqué !

Defred, la narratrice, est l’une de ces servantes, qui dans cette nouvelle république de Gilead ne sont que des ventres dont le seul rôle est de procréer pour le compte du commandant et de l’épouse chez qui elles sont placées. Dans un long monologue, lent, pesant, Defred alterne les souvenirs de sa vie avant le coup d’état et le récit de son quotidien de servante qui n’est que solitude et méfiance de l’autre. Dans ce roman, Margaret Atwood nous décrit une société où la femme n’a plus aucun droit, plus aucune liberté. Les servantes n’ont même plus d’identité, elles prennent un nouveau nom selon la famille dans laquelle elles se trouvent.

Pour être honnête, je me suis pris une bonne claque, tant ce livre est effrayant. Cette dystopie se passe dans un futur extrêmement proche, et c’est vraiment ce qui fait froid dans le dos tant le sujet traité est d’actualité. Concernant la fin, j’avoue quand même être restée sur ma faim, un peu frustrée de ne pas savoir ce qui arrive à Defred. Je pense visionner prochainement la série ! Et je relirai certainement ce livre un jour !

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